autour de la Biennale de la danse
et et dans le cadre du festival 9PH - image et photographie contemporaine

vernissage chorégraphique mardi 18 septembre de 18h à 21 h

épisode chorégraphique samedi 29 septembre de 14h à 19h
exposition du 19 septembre au 17 novembre 2018

danse Nina Barbé, Mélen Cazenave, Mila Endeweld, Romane Marie Piffaut et Coline Salimata
musique Julien Russo, Antoine et Mathias Valex

Chloé Serre (née en 1986, vit et travaille à Saint-Etienne et Lyon) présente à La BF15 sa première exposition personnelle dans un centre d’art. À cette occasion, elle nous propose de faire actes et formes des conventions ordinaires qui régissent nos relations quotidiennes à l’environnement et à autrui.
Comment se présente-t-on aux autres, quels enjeux, quels rôles suscitons-nous quand nous entrons dans un espace social ? Comment articulons-nous nos déplacements, notre gestuelle en fonction d’autrui et de la situation ? À travers des corpus de sculptures et leur mise en scène chorégraphique et photographique, deux nouvelles productions de Chloé Serre nous introduisent dans un espace d’attention à ces ballets invisibles qui organisent le corps social dans des rapports établis et impactent le corps individuel au quotidien.

Nourrie d’un parcours d’études en sciences sociales et en école d’art, mais également marquée par sa propre expérience de la surdité, Chloé Serre développe un travail à la fois sculptural et performatif mettant les corps en situations d’adaptation.
A partir des écrits du sociologue américain d’origine canadienne Erving Goffman l’artiste crée ce qu’elle appelle des “scripts d’intentions” qui rejouent à  La BF15, dans un environnement de sculptures préhensibles, des états d’interactions et de co-présences, dans lesquelles il est question d’attente, de positionnement et de communication. Ces scripts, destinés à être performés par des danseurs, génèrent des micro-scènes qui viennent réinterpréter nos rapports ordinaires.  Les objets et les costumes réalisés par l’artiste sont à la fois praticables et sculpturaux. Marqueurs et outils, ils conditionnent ainsi des cadres et des règles de conduite qui viennent redéfinir le lieu d’exposition comme un espace scénique empreint de l’univers de Samuel Beckett et de Jacques Tati.
Si cette première proposition est le fruit d’une collaboration entre l’artiste, des danseuses et trois musiciens, la seconde, Syntaxe de nos habitudes, s’est elle construite au contact d’habitants séniors du quartier de la Croix-Rousse à Lyon. Avec eux, l’artiste a produit une série de sculptures qui donnent forme aux réflexions partagées sur le quotidien de chacune de ces personnes. À partir des récits individuels récoltés, un duo de sculptures est créé sur mesure pour chaque participant. Il en porte le prénom, comme une sorte de portrait sculptural que l’artiste saisit ensuite en photographie.
L’œuvre de Chloé Serre est-elle ainsi pleinement in-situ, à l’endroit du corps social qui modélise et du corps individuel qui interprète. L’un dans l’autre, ils se portent et se réinventent.

avec le soutien du dispositif d’aide à la création de la Ville de Saint-Etienne

En partenariat evac : Klein Découpe Service, Menuiserie Croizat, Centre social Croix-Rousse Pernon, la Mairie du 4e et EXIT mag
 

liens :

extraits vidéo de Chloé Serre, Les conventions ordinaires, épisode chorégraphique, 2018. (https://www.youtube.com/watch?v=8H5x9aXJQWU)

Chloé serre (chloe-serre.fr)