Au sol camaïeux divers verts et marrons. Un rayon se pose. Mordoré. Rosy-Blue apparaît est un projet polyphonique imaginé autour de quatre sculptures, deux danseuses, un ciel, une île et quelques arbres. Il travaille plusieurs médiums et se montre simultanément durant la Biennale de Dakar, en deux endroits différents :
dans l’ancien hôtel Niani sur la corniche Ouest de Dakar et à La BF15 à Lyon.

En mars dernier Amélie part vivre quatre mois à Dakar, je reste à Paris. Et puis elle raconte. Amélie tombe sur une auberge, l’Auberge aux coquillages. Les façades en sont recouvertes. Ils forment des mosaïques, l’invitent à entrer. L’intérieur est sombre, les pièces thématiques. Un homme s’approche, le lieu est un temple sacré, elle doit prier sur le grand baobab au centre de la cour, pose la main, achète une étrange figurine. En réalité l’Auberge aux coquillages n’est pas un lieu de culte mais un ancien bordel. Le lieu est désaffecté.
Un voyage entraine des rencontres qui entrainent une histoire et ses images, ses sculptures, ses mouvements, qui entrainent un autre voyage, à deux cette fois-ci.

Rosy-Blue est un maillage, de cultures, de récits, de disciplines. Rosy-Blue est une image filmique qui recompose le mouvement. Rosy-Blue est un perpétuel va-et-vient entre les disciplines, et donc, les acteurs qui la dessinent. Ses sculptures font émerger des mouvements et les mouvements s’enchevêtrent avec les formes. Le mouvement se filme, les matières, les paysages s’associent, à nouveau des récits et leurs sonorités. À la toute fin, Rosy-Blue se projette et se laisse regarder, il y a la mer aussi ou un fleuve, une danseuse. Rosy-Blue invente son espace, il fait partie de son corps, on ne la voit qu’une seule fois, Rosy-Blue est un événement simultané entre deux pays, le nôtre et un autre. Néanmoins il arrive que Rosy-Blue se disperse, plusieurs versions s’éparpillent dans différentes villes, Rosy-Blue diffuse des voix qui nous ramènent à elle, sans cesse on entend son chant.  AG / LS

avec la soutien du CNC (DICRéAM), de l’Adéra - Les Écoles supérieures d’art Auvergne Rhône-Alpes, de la Villa Médicis - Académie de France à Rome et d'Ars Ultima
en partenariat avec Grame, centre national de création musicale et l'École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon

 

lien :

site Amélie Giacomini et Laura Sellies (giacomini-sellies.com)