rencontre vendredi 17 juin à 18h
Réunions, summer camp et autres ensembles
avec Mathilde Sauzet Mattei, Studio Les commissaires anonymes
et Bénédicte Le Pimpec, commissaire indépendante

Suite à l’appel à projet lancé par La BF15 en novembre 2015, celui de
Mathilde Chénin a été retenu parmi 67 dossiers. Le jury était composé de Hauviette Bethemont (journaliste et commissaire), Mathilde du Sordet (artiste), Perrine Lacroix (directrice de La BF15 et commissaire), Guillaume Louot (artiste), Florence Meyssonnier (coordinatrice de La BF15 et critique d’art) et Anna Tomczak (anthropologue de la culture et commissaire).
Histoires des ensembles, 2002-2016 est la première exposition personnelle de Mathilde Chénin. Elle s’inscrit dans une programmation tournée cette année vers les notions de trame, de maillage relationnel, productif ou technologique.

"Pour La BF15, je propose de déployer, au sein des trois espaces d’exposition, une mind map composée de notes repositionnables de différentes tailles et couleurs qui, au gré de l’agencement de plusieurs milliers de mots et expressions, trace les contours sémantiques de huit ensembles, huit expériences collectives auxquelles j’ai pris ou prends encore part depuis 2002. En sous texte de cet agencement, huit espaces-temps incarnés, vécus et partagés : l’espace autogéré des Tanneries à Dijon ; la Vila Vila Kula, maison occupée dans un quartier de Barcelone ; la Garucha, communauté zapatiste au Mexique ; les ateliers FRISSE (Femmes Réduction des Risques et Sexualités) à Lyon ; le jardin partagé Ecobox à Paris ; la Coopérative de recherche de l’école d’art de Clermont Ferrand ; le laboratoire Un institut métaphorique dans le Pays Basque ; et enfin Bermuda, projet de construction d’ateliers mutualisés sur la commune de Sergy dans l’Ain.
Huit groupes et autant de manières d’être ensemble, de penser ce qui fait commun, de faire relation, de faire forme.
Histoires des ensembles, 2002-2016 suggère un parcours au sein des champs de questionnement ou de lutte de ces différents collectifs, des lexiques qu’ils emploient, des objets dont ils peuplent leurs quotidiens. Elle dessine en cela des formes de vie, dévoile des paysages mentaux, des architectures de pensée.
Le geste qui préside au déploiement de cette banque de données sémantiques tient autant d’un travail de mémoire, de notation – littéralement de pense-bête – que d’une façon de faire récit, de composer une narration ouverte.
Les huit amas qui se rencontrent, se chevauchent, ou se recoupent parfois, tiennent lieu de scripts, de scénarios à venir, proposant au regardeur des espaces de projection, des interstices d’où peuvent surgir des images, des associations, d’autres réseaux de sens."
Mathilde Chénin

avec le soutien de Gerflor
avec la collaboration de Julien Quartier, De Facto