L'exposition LONGITUDE associe l'oeuvre de Thomas Léon à celle de Guillaume Louot sur une ligne commune d'investigation des formes historiques de la modernité et de notre rapport au volume sonore, plastique et spatial.
Dans la première salle Thomas Léon présente Sans-titre (ghost tower), une sculpture sonore inspirée à la fois des architectones de Kasimir Malevitch et du design des enceintes acoustiques. Un volume noir en bois massif, repose penché sur le côté, comme une architecture échouée. La matière sonore faite de bruits et de sons électroniques déploie un récit abstrait de la construction de la tour et de sa chute.
Guillaume Louot propose quant à lui une nouvelle version de ses Peintures Reportées, installations nées d'opérations de transfert et d'une pratique combinatoire du motif pictural.
Pour Longitude, il crée P.R.GT2, trois muraux de peinture. Leurs dessins et leurs dimensions se basent sur l'un des gabarits obtenus à partir du volume de Sans-titre (ghost tower), et leurs agencements varient dans l'alternance des pleins et des vides de l'architecture du lieu.
Leur matière noire fait également ressurgir les formes d'une peinture formaliste. La figure dominante du suprématisme, ainsi que la formule "less is more" de Mies van der Rohe sont en effet des pistes conduisant l'artiste aux différents emplacements de la peinture dans l'espace. Cette somme de déclinaisons formelles, se limitant à des compositions au premier degrés (fond / forme), est également inspirée du all over et de la neutralité du minimal art.
Dans la deuxième salle, DECA expose le processus de construction du gabarit de P.R.GT2.
Sous la verrière, Glass House (un film de repérage) est une installation vidéo et sonore de Thomas Léon, inspirée des notes de Sergueï Eisenstein pour un film non réalisé intitulé Glass House. La vidéo est une exploration des sources architecturales du projet d’Eisenstein (l’architecture de verre aussi bien expressionniste que moderniste) en même temps que leur actualisation par l’introduction d’éléments architecturaux contemporains ou prospectifs.
La bande son diffusée sur cinq enceintes est composée à partir d’enregistrements d’un Cristal Baschet. Cet instrument mis au point en 1952 est composé de tiges de verre accordées chromatiquement, frottées par les doigts de l’interprète. L’amplification se fait au moyen de résonateurs en fibre de verre et en acier. Elle se déploie comme un paysage sonore qui entre en résonance avec l’image, donnant la sensation qu’on se déplace à l’intérieur du son comme dans une architecture.
Dans la première salle Thomas Léon présente Sans-titre (ghost tower), une sculpture sonore inspirée à la fois des architectones de Kasimir Malevitch et du design des enceintes acoustiques. Un volume noir en bois massif, repose penché sur le côté, comme une architecture échouée. La matière sonore faite de bruits et de sons électroniques déploie un récit abstrait de la construction de la tour et de sa chute.
Guillaume Louot propose quant à lui une nouvelle version de ses Peintures Reportées, installations nées d'opérations de transfert et d'une pratique combinatoire du motif pictural.
Pour Longitude, il crée P.R.GT2, trois muraux de peinture. Leurs dessins et leurs dimensions se basent sur l'un des gabarits obtenus à partir du volume de Sans-titre (ghost tower), et leurs agencements varient dans l'alternance des pleins et des vides de l'architecture du lieu.
Leur matière noire fait également ressurgir les formes d'une peinture formaliste. La figure dominante du suprématisme, ainsi que la formule "less is more" de Mies van der Rohe sont en effet des pistes conduisant l'artiste aux différents emplacements de la peinture dans l'espace. Cette somme de déclinaisons formelles, se limitant à des compositions au premier degrés (fond / forme), est également inspirée du all over et de la neutralité du minimal art.
Dans la deuxième salle, DECA expose le processus de construction du gabarit de P.R.GT2.
Sous la verrière, Glass House (un film de repérage) est une installation vidéo et sonore de Thomas Léon, inspirée des notes de Sergueï Eisenstein pour un film non réalisé intitulé Glass House. La vidéo est une exploration des sources architecturales du projet d’Eisenstein (l’architecture de verre aussi bien expressionniste que moderniste) en même temps que leur actualisation par l’introduction d’éléments architecturaux contemporains ou prospectifs.
La bande son diffusée sur cinq enceintes est composée à partir d’enregistrements d’un Cristal Baschet. Cet instrument mis au point en 1952 est composé de tiges de verre accordées chromatiquement, frottées par les doigts de l’interprète. L’amplification se fait au moyen de résonateurs en fibre de verre et en acier. Elle se déploie comme un paysage sonore qui entre en résonance avec l’image, donnant la sensation qu’on se déplace à l’intérieur du son comme dans une architecture.
liens :
Guillaume Louot (www.guillaumelouot.blogspot.com)
Thomas Léon (www.thomasleon.net)
Biennale Musiques en Scène - Grame (www.grame.fr/Biennale/2012)