Les travaux de Marie-Claire Mitout sont des chroniques de la complexité d’être, qui nous sortent instantanément du champ de l’information, bien qu’elles en utilisent les moyens : texte, l’image, couleur, mots... Avec leur apparente simplicité et leur pauvreté d’exécution, elles renvoient chaque spectateur à lui-même : touchant à quelque évidence de l’être, l’écart de soi à l’autre se trouve tout à coup anéantit. Ses œuvres oscillent entre la transcription nue de la réalité personnelle et la fiction. Elle montre à La BF15 son premier film : un personnage traverse des décors peints où se dessine son paysage mental.
Le titre de l’exposition, placardé sur la vitrine, nous valu des débats animés avec les désœuvrés vivant sur la place.