performance de Chewbacca (Andrew “Duracel” Dymond et Damien Grange)
dans le cadre des Nuits sonores 2010

Réalités confondues nous conduit vers différentes réalités spatio-temporelles à travers des oeuvres (visuelles, sculpturales, sonores) qui leurrent nos perceptions immédiates.

Fouad Bouchoucha (né en 1981, vit à Marseille) présente trois nouvelles productions.

"La première, 1000 Kilo, composée de deux blocs empilés semblables à des caissons de basse, est une imposante sculpture silencieuse qui reprend le vocabulaire des formes techniques dessinées par le son.
La deuxième, Tautologie, est un disque format vinyle en verre "gravé de sa propre fréquence de résonance en sillons fermés. Il contient l’idée d’une auto-fréquence pure et continue, illisible en soi, sauf au risque d’une vibration qui en empêcherait l’écoute."
Dans le dessin Schenker/Chomsky, l'artiste soulève les contrastes entre musique et linguistique. "Influencé par les écrits d’A. Sloboda, il transpose en deux variations les exemples linguistiques appuyant la théorie d’une musique cognitive, à savoir la façon dont le cerveau retient et retranscrit la perception d’un événement musical."
Leïla Quillacq

Aussi, pour les Nuits sonores, l'artiste invite Chewbacca à réaliser un projet qui, dans la répétition, engendre l'erreur et l'épuisement, comme les conditions mêmes d'une musique performative.

Les oeuvres de Fabrice Pichat (né en 1980, à Bruxelles, Belgique) déploient quant à elles leur propre régime de formes et d'expériences.

Le long d'un mur, il assemble des tiges de bois bout à bout. Leur mise en vibration produit une spatialisation sonore et un phénomène visuel que l'artiste appelle "floutage". Ce phénomène se superpose à un signal sonore oscillant à la limite des infrasons. Il présente aussi Sous influence, une table en aluminium dont les pieds cylindriques se réduisent exponentiellement en forme d'aiguilles jusqu'au sol.

À l'étage, l'oeuvre Il y a fonctionne en deux temps visuels : une illusion cynétique et un coup de projecteur qui en interrompt les effets.

The Time Machine de Thomas Léon (né en 1981, vit à Paris) est inspirée du roman éponyme d’H.G Wells. La vidéo emprunte au roman l’idée d’une organisation sociale bipolaire qui se traduit dans l'image par le découpage du cadre en deux parties égales (split screen horizontal). Deux plans séquences se déploient séparément. À mesure que le jour se lève sur la partie haute, la lumière pénètre dans l’espace du bas par des puits de lumière. La bande-son qui accompagne l'installation vidéo est composée de nappes continues de sons synthétiques qui se superposent les unes aux autres, s'interpénétrent, faisant écho aux espaces modélisés (couloirs, étendues).

avec le soutien de l'École nationale des beaux-arts (ENSBA) Lyon
en partenariat avec Lambin & Ravau

liens :

Thomas Léon (www.thomasleon.net)

Fouad Bouchoucha (www.22-plaisir.com)