exposition en RESONANCE avec la biennale d’art contemporain de Lyon 2005

Nous avons souvent le sentiment d’être trompés par le temps. Plus nous cherchons à gagner du temps, plus il nous échappe. Titre de l’exposition de Michel de Broin (né en 1970, vit à Montréal, Canada), Tenir sans servir c’est résister est un robot qui permet à son utilisateur de gagner en temps ressenti le temps mesuré qui s’est écoulé, bref de gagner du temps en le perdant. L’expérience vécue nous apprend à apprécier comment la notion de durée peut varier en fonction du contenu de l’expérience. Pensé pour faire de la résistance dans l’espace public, ce robot a été développé et mis en circulation à Paris durant l’alerte orange des mesures Vigipirate. Il est équipé de piles, d’une mémoire, d’une horloge et comporte un électroaimant de forte capacité (300 kg) conçu pour s’installer sur les surfaces métalliques comme celles de la tour Eiffel. Le clavier électronique permet à son utilisateur d’armer et de désarmer l’aimant en composant son code secret programmable à quatre chiffres. Sans cette signature électrique, il est impossible de retirer l’aimant solidement installé dans le lieu public pour la circonstance. Lorsque l’électro aimant est activé, une horloge à diodes électroluminescentes affiche une durée programmable. Le compte à rebours peut faire penser à celui d’une bombe à retardement, mais il n’en est rien. L’appareil possède une finalité propre, contrairement à une bombe, à la fin du décompte, le robot cesse de résister et tombe au sol.

Réparations est une action à caractère interventionniste, au cours de laquelle des bouteilles de boissons gazeuses usagées et trouvées au hasard d’une promenade sont récupérées et transformées en fusées propulsées dans le ciel de Paris.

En partenariat avec le Centre culturel canadien, le Cirque du Soleil, la Délégation générale du Québec et le Conseil des arts et des lettres du Québec

lien :

Michel de Broin (www.micheldebroin.org)