Vincent Kohler nous entraîne dans un univers teinté de dérision et d’imaginaire. C’est par ce regard amusé et fantasmatique qu’il met à l’épreuve les savoir-faire et l’imagerie populaires. Ces réalisations, méticuleusement produites (au croisement du design, de l’installation et de la sculpture), témoignent d’une non moins précieuse absurdité.

Pour sa première exposition personnelle en France, ce jeune artiste présente à la BF15 deux pièces qui nous plongent dans une inquiétante fantasmagorie.
Au rez-de-chaussée, Parquet (2003) fait partie de ces récents objets réalisés par l’artiste, qui empruntent au savoir-faire artisanal tout en se détournant de leur fonctionnalité. La fascination s’accentue lorsque les lattes de ce curieux parquet hanté s’animent au rythme du mécanisme d’une précision horlogère. La séduction laisse progressivement place à l’inquiétude, face à cette pièce mais aussi aux peintures qui la côtoient. D’une facture traditionnelle, elles figurent des formes et des êtres surréels, familiers à l’œuvre de l’artiste.

À l’étage, la face cachée du monde de Vincent Kohler se dévoile encore un peu plus dans Mogul (2004), une installation lumineuse crée pour cette exposition. Ces étranges métissages de formes, ces variantes de couleurs, sont pour le spectateur de nouvelles expérimentations du quotidien et de nouveaux territoires pour l’imaginaire.

avec le soutien de l'etat de Vaud et la Fondation Nestlé pour l'Art

liens :

Fondation suisse pour la culture (www.pro-helvetia.ch)

Vincent Kohler (www.vincentkohler.ch)