Pour sa première exposition française Qiu Jie investit totalement l'espace, recouvrant les murs et plafonds, noyant le spectateur dans le spectacle. De ce foisonnement se détache un ruban de cerf-volant ou une musique chinoise des années 50... Sa virtuosité technique est issue de sa formation à Shangaï au dessin classique, et relève du style « Political Pop » de la Chine des années 90.

Cet artiste de la diaspora, suspendu entre deux mondes, confronte les images de la société chinoise avec celles de l'occident. Ce choc des cultures met à nu ses propres questions identitaires, dans de grandes fresques narratives à caractère auto-biographique. L'épopée s'écrit en miettes...