Amélie Giacomini / Laura Sellies
commissaire associée Georgia René-Worms
chorégraphie Anna Gaïotti et Mbarou Ndiaye
musique Raffaele Grimaldi
image Antoine Waterkeyn

"Au sol camaïeux divers verts et marrons. Un rayon se pose. Mordoré. Rosy-Blue apparaît est un projet polyphonique imaginé autour de quatre sculptures, deux danseuses, un ciel, une île et quelques arbres. Il travaille plusieurs médiums et se montre simultanément en deux endroits différents : durant la Biennale de Dakar à l’ancien palais de justice ainsi qu’à La BF15 à Lyon.
En mars dernier Amélie part vivre quatre mois à Dakar, je reste à Paris. Et puis elle raconte. Amélie tombe sur une auberge, l’Auberge aux coquillages. Les façades en sont recouvertes. Ils forment des mosaïques, l’invitent à entrer. L’intérieur est sombre, les pièces thématiques. Un homme s’approche, le lieu est un temple sacré, elle doit prier sur le grand baobab au centre de la cour, pose la main, achète une étrange figurine. En réalité l’Auberge aux coquillages n’est pas un lieu de culte mais un ancien bordel. Le lieu est désaffecté.
Un voyage entraine des rencontres qui entrainent une histoire et ses images, ses sculptures, ses mouvements, qui entrainent un autre voyage, à deux cette fois-ci.
Rosy-Blue est un maillage, de cultures, de récits, de disciplines. Rosy-Blue est une image filmique qui recompose le mouvement. Rosy-Blue est un perpétuel va-et-vient entre les disciplines, et donc, les acteurs qui la dessinent. Ses sculptures font émerger des mouvements et les mouvements s’enchevêtrent avec les formes. Le mouvement se filme, les matières, les paysages s’associent, à nouveau des récits et leurs sonorités. À la toute fin, Rosy-Blue se projette et se laisse regarder, il y a la mer aussi ou un fleuve, une danseuse. Rosy-Blue invente son espace, il fait partie de son corps, on ne la voit qu’une seule fois, Rosy-Blue est un événement simultané entre deux pays. Néanmoins il arrive que Rosy-Blue se disperse, plusieurs versions s’éparpillent dans différentes villes, Rosy-Blue diffuse ses voix, sans cesse on entend un chant."
Amélie Giacomini / Laura Sellies

avec le soutien de CNC (DICRéAM), Villa Médicis - Académie de France à Rome et Ars Ultima
en partenariat avec Grame, centre national de création musicale, et l’École nationale supérieure des beaux-arts (ENSBA) Lyon
projet lauréat de l’aide à la production 2015 de l’Adéra-Les Écoles supérieures d’art Auvergne-Rhône-Alpes

lien :

site Amélie Giacomini et Laura Sellies (giacomini-sellies.com)